LA PREMIERE PARTIE DE LA CEREMONIE
A l’Université de Kinshasa, la Faculté des Sciences et Technologies, par le biais de sa Mention(Département) Sciences et Gestion de l’Environnement a eu l'honneur d'inaugurer la session des soutenances publiques de thèses pour l'année académique 2025-2026, le vendredi 22 octobre 2025.
En effet, à peine deux jours après l’ouverture solennelle de l’année académique par madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations, professeure Marie-Thérèse SOMBO, le ton des soutenances publiques de thèses a été donné dans l’enceinte de la Bibliothèque Numérique de la Faculté de Médecine. C’est monsieur le Chef de Travaux AZANGIDI MAPWAMA Jean Pierre de la Mention Sciences et Gestion de l’Environnement qui a eu le privilège d’inaugurer la série des soutenances publiques de thèse de doctorat. Le sujet de son travail scientifique était ainsi formulé : « Etat Actuel des palmerais à Elaeis guineensis jacq. Dans le territoire de Bulungu/Province de Kwilu/R.D. Congo. ».
Un travail qui a été menée durant plusieurs années de recherches sous la direction du professeur émérite LUBINI AYINGWEU comme promoteur. Tandis que la séance de soutenance avait eu comme président monsieur l’Administrateur du Budget de l’UNIKIN, le professeur KIGOTSI KASEREKA Jean.
Le récipiendaire a pu compter sur la présence d’une bonne assistance (audience) composée de sa famille, ses amis, ses proches et bien d’éminents membres de la Communauté universitaire de l’UNIKIN, venus saluer son parcours. Trente minutes durant, telles que accordées par le Jury, monsieur le Chef de Travaux Jean Pierre Azangidi avait fait une brillante prestation relatant ses recherches et les résultats auxquels il avait abouti. Nous reprenons ci-dessous le résumé de son travail scientifique tel que repris dans la rédaction de sa thèse :
LE RESUME DE LA THESE
La présente étude a porté sur l’état actuel des palmeraies en Territoire de Bulungu dans la Province du Kwilu en République Démocratique du Congo pendant la période de 2000 à 2024. L’objectif principal a consisté à suivre l’évolution des palmeraies industrielles et naturelles dans l’aire de l’étude, afin de proposer un plan d’aménagement et de la redynamisation pour une utilisation et une conservation durables du palmier à huile. Des prospections ont portées sur le choix des sites, la délimitation de l’échantillon d’étude, le prélèvement des points géographiques, la récolte des spécimens botaniques, le prélèvement des sols et la caractérisation de palmeraies. Les travaux de laboratoire se sont orientés sur la recherche et l’analyses d’images satellitaires, l’identification scientifique du matériel récolté, le téléchargement et l’analyse des données climatiques. Les résultats des analyses de la dynamique spatio-temporelle du couvert végétal des palmeraies renseignent que la déforestation reste haute dans les Secteurs Administratifs Luniungu soit 2,31 % ; Nko 2,36 % ; Kwenge 2,27 % par hectare et par année. Le taux de perte pour l’ensemble de la période en étude (2000 – 2024) a été de l’ordre de 1,44% par hectare et par année. L’analyse de l’état actuel d’anciennes plantations industrielles d’huile de palme indiquent des portions des palmeraies en réhabilitation de l’ordre de 1781,02 ha ; des portions des palmeraies en régénération, soit 50 ha et des portions de palmeraies industrielles dégradées qui représentent 7782,7 ha. Les palmeraies industrielles se caractérisent par des très nombreux espaces à sols nus, signes d’activités humaines. Il y a des dégradations évidentes marquées par des nombreux indices : vieillissement, modifications physionomiques, écologiques, floristiques, rareté de la faune de vertébrés, etc. Les photographies aériennes d’une station de palmeraie industrielle (2013) indiquent des points nus par endroit, traduisant un sol dénudé sans pied de palmier, il s’agit des lieux d’activités humaines qui marquent le début de la dégradation. La photographie aérienne (2023) du même site révèle l’intensification des activités humaines et l’extension de la dégradation. En rapport avec l’évolution du couvert végétal des palmeraies naturelles, il s’observe des îlots des peuplements d’herbe du genre Chromolaena, Imperata et des traces d’occupations humaines (présence des champs agricoles, sites de carbonisation, etc). Les deux types de palmeraies sont bel et bien en état de dégradation et occupées par des îlots d’herbacées souvent isolés.
Mots-clés : Palmeraie, Elaeis guineensis, Aménagement, Redynamisation, Bulungu, Kwilu.LA SECONDE PARTIE DE LA CEREMONIE DONT LA SOUTENANCE PROPREMENT DITE ET LA PROCLAMATION DES RESULTATS
A l’issue de sa présentation, le jury composé de :
- Président : Pr MUTAMBEL’HITY SCHIE NKUNG, (Professeur Ordinaire, à l’UPN)
- Secrétaire : Pr KISANGALA MUKE, (Professeur, à l’UNIKIN)
- Promoteur et membre effectif : Pr LUBINI AYINGWEU, (Professeur émérite, à l’UNIKIN)
- Membre effectif : Pr MINENGU MAYULU, (Professeur, à l’UNIKIN)
- Membre effectif : Pr BELESI KATULA, (Professeur Ordinaire, à l’UNIKIN)
- Membre suppléant : Pr KIKAKEDIMAU NAKWETI, (Professeur, à l’ISP Kenge)
Avait, conformément aux dispositions légales, procédé à l’examen public de monsieur le Chef de Travaux Jean Pierre AZANGIDI. La parole a été donnée successivement à chaque membre du jury pour une durée de dix minutes afin de poser des questions, auxquelles le récipiendaire devait répondre. Il était heureux de constater que monsieur le Chef de Travaux Jean Pierre AZANGIDI avait su traiter avec compétence et aisance la quasi-totalité des questions lui soumises par le jury. Au terme de cette phase, le jury, sur permission du président de séance, avait quitté la salle de soutenance pour procéder à une délibération à huis clos. Près de 40 minutes après, le jury avait regagné la salle de soutenance pour rendre public le résultat de ses délibérations. Aucune surprise ne vint ternir l’instant : le jury salua la parfaite maîtrise du sujet dont avait fait preuve monsieur le Chef de Travaux Jean Pierre AZANGIDI et le proclama docteur en sciences, groupe Sciences de l’Environnement avec la mention « grande distinction ». Avouons-le, une note d’excellence qui a ainsi conclu le tout premier exercice de soutenance publique de thèse à la Faculté des Sciences et Technologies de l’UNIKIN, pour la nouvelle année académique 2025-2026. Désormais docteur à thèse monsieur le Chef de Travaux Jean Pierre AZANGIDI avait eu droit, des mains du président de séance , l’Administrateur du Budget de l’UNIKIN, le Pr KIGOTSI KASEREKA Jean, les symboles(Toge, armoirie et la toque) qui témoignent son nouveau statut ainsi que le diplôme de doctorat obtenu.
A la suite de l’annonce du résultat par le jury, la cérémonie s’est poursuivie dans une atmosphère festive, ponctuée de cris de joie, de coups de sifflet, des acclamations, … jusqu’à son terme.
L’occasion pour nous de présenter nos sincères félicitations au docteur Jean Pierre AZANGIDI et lui souhaiter plein succès pour sa carrière académique.
Le nouveau Docteur prenant la parole.
Le nouveau Docteur recevant des mains du Président de séance les symboles de son nouveau statut.
Le nouveau Docteur entrain de remercier les membres du Jury.