Le changement climatique : le monde va –t – il droit dans le mur ?
Face à ce bilan catastrophique, faire la sourde oreille aux alertes lancées reviendrait à exposer notre planète à une situation dramatique à l’horizon de quelques décennies. Il faut agir, prendre le problème à bras le corps car il est encore possible d’inverser les différentes tendances alarmantes relevées ça et là. Il faut permettre aux écosystèmes de retrouver leur durabilité sinon le monde va franchir un seuil irréversible. Les pouvoirs publics doivent donc prendre des mesures courageuses à la hauteur du bilan dressé afin de préserver l’état du monde. Et c’est la raison d’être de la création par l’ONU en 1992, à l’occasion du sommet de la Terre de Rio de Janeiro, d’un cadre d’action de lutte contre le réchauffement climatique : La CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques). Ce cadre réunit la quasi-totalité des pays du monde. Leurs représentants se rassemblent une fois par an dans des COP (conférences des parties, également appelées Conférences des Etats signataires) pour prendre des engagements, des résolutions, … afin de faire face au défi qui est lancé. Au cours de ces sommets, y sont conviés aussi des acteurs non-étatiques, des collectivités territoriales, des ONG, des scientifiques,… la première COP s’est tenue à Berlin en 1995 et depuis le compteur ne cesse d’être incrémenté. Les sessions postérieures sont mis à profit pour évaluer l’évolution des engagements antérieurs. Mais hélas, malgré cette organisation il y a lieu de signaler que tout le monde n’est pas du même avis parmi les décideurs en ce qui concerne la lutte à mener. Les climato sceptiques, comme il convient de les appeler, marchent eux à contre courant. Parmi eux il y a le nouveau président des Etats Unis, Donald Trump, qui a préféré se désengager des engagements pris par son prédécesseur Barack OBAMA lors de la COP21 de Paris. De quoi s’inquiéter car les Etats Unis sont répertoriés parmi les gros pollueurs de notre planète.