Dr Damienne Agathe NKWESO MPIA en habit d'honneur
LA SOUTENANCE PUBLIQUE
La date du vendredi 21 novembre 2025, une date ordinaire, sans histoire particulière, est désormais marquée d’une pierre blanche dans la vie de la Cheffe de Travaux Damienne Agathe NKWESO MPIA et au sein de la Mention Géosciences de la Faculté des Sciences et Technologies de l’UNIKIN. En effet, en cette date, une belle nouvelle page scientifique vient d’être écrite à travers la soutenance publique de thèse de Doctorat de la révérende sœur cheffe de Travaux Damienne Agathe NKWESO MPIA. Sous la houlette de son promoteur, le Doyen en fonction de la Faculté des Sciences et Technologies de l’UNIKIN, Pr Modeste KISANGALA MUKE, CT Agathe avait présenté avec brio , devant le Jury nommé par Monsieur de le Recteur de l’UNIKIN, le Pr Dr Jean Marie KAYEMBE NTUMBA, le résultat de ses travaux de recherche qui lui ont permis d’être auteure de la thèse de Doctorat intitulée « Inondations et Vulnérabilité de la population dans la ville de Bandundu en R.D. Congo ».
Avec une voix teintée d’émotions, la récipiendaire du jour avait exposé avec clarté, rigueur et convictions les résultats de plusieurs années de recherche et d’abnégation sur plusieurs fronts dont dans la littérature, dans les laboratoires, sur terrain, …
Dans son exposé de 20 minutes chrono, elle avait présenté au Jury, en présence d’une assistance relativement nombreuse constituée des proches, des frères et des amis, une synthèse englobant ses méthodologies, ses travaux sur terrain, ses analyses dans les laboratoires et les différents résultats obtenus de ses réflexions scientifiques. Elle avait pu mettre en lumière la pertinence de ses recherches visant plusieurs objectifs, notamment des solutions sur les drames causés par les inondations récurrentes dans la ville de Bandundu dans la province de KWILU en République Démocratique du Congo. Pour vous permettre de pénétrer l’objet de ses recherches doctorales, nous reproduisons ci-dessous l’intégralité du résumé mentionné dans sa thèse :
Le résumé de la Thèse
La ville de Bandundu (Ex-Banningville), située entre 3°14’06’’ et 3°23’43’’ de latitude sud et entre 17°20’ et 17°45’ de longitude Est, est le chef-lieu de la province du Kwilu, au Sud-Ouest de la RDC. L’agglomération est bâtie à la confluence de trois grandes rivières et affluents du majestueux fleuve Congo, à savoir : le Kasaï, le Kwango et le Kwilu. Etant à la proximité de la forêt dense équatoriale, elle appartient au climat subéquatorial Afi, selon la classification de Koppen, aux précipitations abondantes et sujettes aux catastrophes naturelles dues aux inondations occasionnées soit par la remontée capillaire, soit au déferlement des eaux des rivières, soit aux eaux de ruissellement des précipitations.
Les résultats des enquêtes in situ et l’analyse statistique des données climatiques (précipitations et températures) de 1981 à 2021 par le modèle de régression linéaire, par la méthode des moindres carrés a révélé une évolution contrastée desdits paramètres c’est-à-dire en baisse et en hausse, mettant en lumière les changements climatiques déplorés depuis quelques décennies sur la planète Terre. L’évolution contrastée des paramètres climatiques s’inscrit parmi les facteurs amplificateurs des inondations à Bandundu auquel il convient d’ajouter la morphométrie et topographie du milieu, la nature du sol l’urbanisation mal contrôlée, l’explosion démographique et l’extension exponentielle de la ville, le lotissement anarchique, l’insuffisance d’ouvrages de drainage /d’assainissement et l’étendue du bassin versant du Kasai.
L’analyse statistique des données des précipitations en particulier à travers les Indices Standardisés des précipitations (Standardized Precipitation Index=SPI), et l’évolution de la pluviométrie totale annuelle a révélé une variabilité interannuelle des années plus humides marquées par les SPI dont les écarts types (σ) sont positifs et où la pluviométrie totale annuelle dépasse la moyenne de la série de 1981-2021 (1614,7mm) et les années moins humides avec les écarts types (σ) négatifs et les totaux pluviométriques annuels sont en deçà de la moyenne de la série de référence.
La fréquence et l’intensité des événements pluvieux intenses, extrêmes et très extrêmes en hausse justifient l’évolution croissante des inondations dans la ville de Bandundu dont la survenue n’est pas toujours corrélée aux années plus arrosées.
Ces inondations qui arrivent presque chaque année depuis 2020 accroissent la vulnérabilité de la population et du milieu à travers les dégâts qu’elles causent à savoir: l’atteinte à la vie des humains, l’endommagement des objets ménagers (ustensiles de cuisine, meubles, biens électroménagers, etc.), le dommage causé sur l’agriculture ainsi que l’élevage, les dégâts causés sur le commerce, et autres dommages tels que la détérioration des télévisions, vélos et motos, fissures des murs et écroulement de maisons, hangars ou magasins. xviii
Une gestion rationnelle des inondations et la réduction de la vulnérabilité des populations doivent passer par la prévention de la catastrophe en utilisant le Système d’Alerte Précoce (SAP) et des actions concrètes notamment : la lutte biologique en plantant des herbes ou des arbres à enracinement dense, construire des caniveaux, des collecteurs et des digues en matériaux durables. Ces mesures sont à proposer aux autorités compétentes au niveau local, provincial national et aux populations vivant en zones inondables.
L' étape des questions des membres du Jury et des réponses de la récipiendaire
À l’issue de son exposé, le déroulement de la séance de la soutenance publique avait connu le temps crucial d’un échange, riche et fécond, des questions et des réponses, entre le jury et la cheffe de travaux récipiendaire.
La proclamation des résultats
Et après une pause au cours de laquelle le Jury s’était retiré de la salle où avait eu lieu la soutenance, la Bibliothèque Numérique de la Faculté de Médecine de l’UNIKIN, afin de procéder à l’évaluation de la soutenance publique, le Jury était revenu dans la salle, environ une demie heure après, annoncer avec joie sa décision :
« le titre de Docteure en Géosciences, notamment en Hydrologie et Climatologie, mieux en Hydro climatologie, est obtenu par la Cheffe de Travaux Damienne Agathe, avec la Mention Grande distinction".
Le président de Jury , le Pr MPURU MAZEMBE , lors de l'annonce des résultats des délibérations a salué la solidité du travail accompli, la prouesse scientifique dont avait fait preuve la révérende sœur Cheffe de Travaux Damienne Agathe.
Le président de Jury , le Pr MPURU MAZEMBE , lors de l'annonce des résultats des délibérations a salué la solidité du travail accompli, la prouesse scientifique dont avait fait preuve la révérende sœur Cheffe de Travaux Damienne Agathe.
Un jour symbolique car au-delà, de sa brillante prestation sur le parcours doctoral, la désormais Dr Damienne Agathe vient d’ouvrir une nouvelle page des scientifiques docteures en Géosciences. En effet elle est la toute première femme Docteure à thèse dans la Mention(Département) Géosciences de l’UNIKIN. En supplément, elle a su confirmer avec humilité, de plus belle manière, la conciliation qui peut exister entre une vocation spirituelle et un engagement dans la science.
Cette soutenance couronne un chemin exigeant, fait de persévérance, de travail acharné. Elle ouvre désormais une nouvelle étape où la jeune docteure et religieuse consacrée pourra mettre ses compétences et sa passion au service de la recherche, de la formation et du bien commun. Sincères félicitations à la Dr Damienne Agathe NKWESO MPIA et plein succès pour la carrière académique, par la grâce du Très Haut. Et pour être complet dans le récit de l'événement, la soutenance publique avait eu pour président de séance le Secrétaire Général Académique de l'Université de Kinshasa, nous avons cité le Pr Charles ODIKO LOKANGAKA.
Le Président de la séance de soutenance publique, le Pr Charles ODIKO LOKANGAKA
Dr Damienne Agathe NKWESO MPIA avec son diplôme en mains le présentant à l'assistance.
De gauche à droite, le Pr Omer MVELE, Dr Damienne Agathe NKWESO MPIA, le Doyen en fonction de la Faculté des Sciences et Technologies, promoteur de la thèse, Pr Modeste KISANGALA MUKE et le CT Blaise KAMOSI.














